Et si le TGV restait bloqué sous le tunnel...
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Et si le TGV restait bloqué sous le tunnel...
Article du Parisien le 31/03/2008
Et si le TGV restait bloqué sous le tunnel...
Simulation d'accident
UN SCÉNARIO DIGNE
de films catastrophes. Dans la nuit de samedi à dimanche, 303 personnels de secours ont simulé,
grandeur nature, un accident de TGV dans le tunnel de Villejust sur la ligne Paris-Atlantique,
qui aurait tué trois passagers et blessé une vingtaine de personnes.
Objectif : tester une
nouvelle méthode d'évacuation des victimes et vérifier que les moyens de communication des secours
fonctionnent bien sous cette épaisse chape de béton longue de cinq kilomètres.
Samedi 23 h 49,
déclenchement de l'alerte. Selon le scénario des autorités, un acte de malveillance (dépôt de
pierres, par exemple) a été commis sur les voies du TGV. Le train est stoppé dans le tunnel,
à un kilomètre de la sortie sud. Arrivée des premiers pompiers. Ils installent sur les rails
un lorry motorisé, un chariot de métal qui permet d'acheminer le matériel de secours jusqu'aux
rames et de ramener les blessés sans avoir à les brancarder à pied. « Je leur ai prêté un prototype
pour l'exercice, confie le constructeur, Alberto Quaranta. Si le test est concluant, ils pourraient
m'en acheter plusieurs exemplaires. »
0 h 19.
Les urgentistes atteignent le TGV. Des dizaines
de victimes, jouées par des étudiants et des pompiers en formation, sont étendues sur leurs
sièges. La climatisation a été coupée, l'air est vicié. « Vite, j'ai un cas critique ici »,
lance un sapeur-pompier. « Celui-là, il est décédé ? » demande un médecin à un infirmier.
1
heure.
Début de l'évacuation des blessés graves sur le lorry. Dans le train, premier couac.
« Nos radios ne fonctionnent pas sous le tunnel », lâche Gilles, du Samu 91. Difficile pour
le service d'urgence de coordonner ses actions. En revanche, pas de problème côté pompiers :
ils sont équipés d'un autre système de radio qui passe malgré le béton.
1 h 25.
Le lorry tombe
provisoirement en panne. « Il faut évacuer le reste des blessés en brancard ! » lance un secouriste.
Le reste des passagers valides rejoint à pied un second TGV dans le tunnel voisin, pour être
rapatrié jusqu'à Massy.
2 h 15.
Débriefing au poste de commandement. « Bilan de l'accident :
3 morts, 13 blessés graves, 8 légers et 35 indemnes », énumère le sous-préfet de Palaiseau.
Le colonel Caron, responsable des pompiers de l'Essonne, a l'air satisfait : « Lors du dernier
exercice de secours dans ce tunnel, en 1998, l'éclairage était insuffisant, il y avait des problèmes
de radio et d'alimentation en eau. Aujourd'hui, tout cela a été amélioré. »
Marine Legrand
Et si le TGV restait bloqué sous le tunnel...
Simulation d'accident
UN SCÉNARIO DIGNE
de films catastrophes. Dans la nuit de samedi à dimanche, 303 personnels de secours ont simulé,
grandeur nature, un accident de TGV dans le tunnel de Villejust sur la ligne Paris-Atlantique,
qui aurait tué trois passagers et blessé une vingtaine de personnes.
Objectif : tester une
nouvelle méthode d'évacuation des victimes et vérifier que les moyens de communication des secours
fonctionnent bien sous cette épaisse chape de béton longue de cinq kilomètres.
Samedi 23 h 49,
déclenchement de l'alerte. Selon le scénario des autorités, un acte de malveillance (dépôt de
pierres, par exemple) a été commis sur les voies du TGV. Le train est stoppé dans le tunnel,
à un kilomètre de la sortie sud. Arrivée des premiers pompiers. Ils installent sur les rails
un lorry motorisé, un chariot de métal qui permet d'acheminer le matériel de secours jusqu'aux
rames et de ramener les blessés sans avoir à les brancarder à pied. « Je leur ai prêté un prototype
pour l'exercice, confie le constructeur, Alberto Quaranta. Si le test est concluant, ils pourraient
m'en acheter plusieurs exemplaires. »
0 h 19.
Les urgentistes atteignent le TGV. Des dizaines
de victimes, jouées par des étudiants et des pompiers en formation, sont étendues sur leurs
sièges. La climatisation a été coupée, l'air est vicié. « Vite, j'ai un cas critique ici »,
lance un sapeur-pompier. « Celui-là, il est décédé ? » demande un médecin à un infirmier.
1
heure.
Début de l'évacuation des blessés graves sur le lorry. Dans le train, premier couac.
« Nos radios ne fonctionnent pas sous le tunnel », lâche Gilles, du Samu 91. Difficile pour
le service d'urgence de coordonner ses actions. En revanche, pas de problème côté pompiers :
ils sont équipés d'un autre système de radio qui passe malgré le béton.
1 h 25.
Le lorry tombe
provisoirement en panne. « Il faut évacuer le reste des blessés en brancard ! » lance un secouriste.
Le reste des passagers valides rejoint à pied un second TGV dans le tunnel voisin, pour être
rapatrié jusqu'à Massy.
2 h 15.
Débriefing au poste de commandement. « Bilan de l'accident :
3 morts, 13 blessés graves, 8 légers et 35 indemnes », énumère le sous-préfet de Palaiseau.
Le colonel Caron, responsable des pompiers de l'Essonne, a l'air satisfait : « Lors du dernier
exercice de secours dans ce tunnel, en 1998, l'éclairage était insuffisant, il y avait des problèmes
de radio et d'alimentation en eau. Aujourd'hui, tout cela a été amélioré. »
Marine Legrand












