Collision train - poids lourd
Page 1 sur 1•
Collision train - poids lourd
Le 9 juin 2005 à 17 h 17, le CTA reçoit de nombreux appels pour une collision entre un TER et un PL au passage à niveau de Saint-Laurent-Blangy. La présence d'un chargement de bouteilles de gaz est signalée…
Texte > lt-col Didier Largillière, COS ; lt Samuel Trupin, chef de groupe du CSP Arras Photos > Bertrand Théry, service Communication Sdis 62
C'est en empruntant la ZI est de Saint-Laurent-Blangy que le conducteur d'un poids lourd (PL) transportant 945 bouteilles de butane et de propane reste bloqué, suite à une défaillance mécanique, à hauteur du passage à niveau. Très vite, il alerte la SNCF par le « téléphone de passage à niveau » quand un TER assurant la liaison Lille - Rouen arrive sur les voies. Le conducteur du train actionne immédiatement l'arrêt d'urgence mais ne peut éviter la collision. Un deuxième TER arrivant dans le même sens en gare d'Arras, prévenu, réussit à s’arrêter à moins d’une trentaine de mètres du lieu de l'impact. Le CTA reçoit de nombreux appels et engage le VSAV, le FPT et le chef de groupe d’Arras ainsi que le FPT d’Avion. Les premiers secours se présentent à 17 h 26. Ils sont confrontés à l'embrasement généralisé de la première rame du TER et à de multiples explosions. A 17 h 31, le premier message du chef de groupe fait état de « violentes explosions et multiples effets missiles résultant du Bleve des bouteilles de gaz. Périmètre de sécurité réalisé et évacuation des entreprises adjacentes au passage à niveau ». Le panache de fumées et de flammes est visible à plusieurs kilomètres à la ronde et les bouteilles sont projetées à près de 50 mètres de hauteur sur un rayon d'au moins 100 mètres. Des fragments de bouteilles seront retrouvés à 300 m du lieu de l’impact. A son arrivée, le chef de colonne décide de sectoriser l'intervention en deux zones en envoyant le chef de groupe Arras de l'autre côté du passage à niveau, côté Tilloy-les-Mofflaines, et de poursuivre les reconnaissances sous ARI dans les rames du train non atteintes par le feu. Parallèlement à ces actions, 2 LDV 1000 sont établies pour attaquer le sinistre côté Saint-Laurent-Blangy. Pendant ce temps, les passagers du train ont été évacués par le conducteur du TER et le personnel naviguant (cf. témoignages), et remontent les voies en direction d’une entreprise de caoutchouc. L'information est relayée au Codis et un point de rassemblement des victimes (PRV) est constitué dans cette entreprise qui bénéficie d'un plan répertorié.
Montée en puissance
Les secours sont confrontés à deux interventions du fait de la localisation du sinistre qui empêche toute communication de part et d'autre du passage à niveau. Le chef de site, qui se présente à 17 h 43, puis le colonel de garde prendront le COS au fur et à mesure de la montée en puissance des moyens. Le PC de site est rapidement activé et quatre secteurs sont créés :
• 1 secteur incendie, dénommé « ferroviaire », côté Saint-Laurent-Blangy ayant pour mission de gérer le premier PRV et l'attaque du TER au moyen de 2 LDV 1000 (FPT Arras et Avion) ;
• 1 secteur incendie « Gentil », côté Tilloy-les-Mofflaines, ayant deux missions : stopper la propagation du feu à la société de couverture Gentil, mitoyenne, et l'attaque du PL et du TER du second côté. Les FPT Lens, Liévin et Hénin-Beaumont attaquent le sinistre au moyen de 4 LDV 500 ;
• 1 second PRV situé dans les locaux de la société de caoutchouc (VLSSSM et 1 chef de groupe) ;
• 1 secteur SAP situé sur le parking d'un marché aux bestiaux avec installation d’un PMA du Samu et de la cellule médicale de l’avant du Sdis 62 et activation d'un centre de regroupement des moyens (CRM).
Aucune victime à déplorer
Très vite, les premiers bilans font apparaître qu'aucune victime n'est à déplorer, malgré la violence du sinistre. Le déclenchement rapide des moyens SAP et SSSM par l'activation anticipée du plan interne NOVI (nombreuses victimes), de même que l'arrivée massive d'équipes médicales des Samu 62, 59 et 02 permettent une gestion rapide et efficace des impliqués. Le bilan ne fait état que de personnes choquées, prises en charge par les cellules d'urgences médicaux psychiatriques. A 18 h 29, le feu est circonscrit et les moyens se concentrent sur le refroidissement des bouteilles. Une fois l'incendie maîtrisé, le chef de secteur ferroviaire est affecté à une nouvelle mission : procéder à la désincarcération de l'avant du train dans la recherche éventuelle de victimes. La société Primagaz se met à disposition pour la dépose des bouteilles au moyen d'un véhicule spécialement affrété. Les services techniques de la SNCF sont rapidement à pied d'œuvre pour le remorquage du TER et pour débuter les travaux de réhabilitation des voies. A 19 heures, la cellule de crise de la préfecture est levée et le dispositif est allégé. Dès 21 heures, les moyens SAP sont réintégrés au fur et à mesure du réacheminement des voyageurs par les autocars affrétés par la SNCF. Toute la nuit, un secteur incendie reste activé sous le commandement du chef de colonne qui a pour mission d'assurer la protection de la zone d'intervention jusqu'à la dépose de toutes les bouteilles et de la carcasse du TER.
Cette collision a été des plus spectaculaires par la violence des explosions et la multitude des projections de bouteilles. Fort heureusement, le bilan humain s'avère très léger. Il faut souligner le professionnalisme et le sang-froid des premiers intervenants, efficaces pendant toute l'opération, ainsi que la collaboration des services extérieurs qui se sont greffés aux services de secours le temps de cette intervention.
Moyens engagés
Garde départementale avec activation du PC fixe ; n 9 VSAB, 6 FPT, 1 FSR, 2 VLC, 1 PCM, 5 VL SSSM, 1 CD + MPR, 1 VAR, 1 VSS, 1 CeMA, 1 CeEP.
Témoignages
Patrick Eloy, 46 ans, conducteur SNCF depuis 1982
« (…) J’ai aperçu un obstacle [un camion] devant moi. J’ai tout de suite enclenché la procédure d’urgence. Je suis sorti de la cabine et je me suis rendu dans l’espace voyageurs. J’ai crié : « Planquez-vous, ça va taper ! » et je me suis assis sur le premier siège. Après l’impact avec le camion le train a continué sa route pendant quelques secondes. Les vitres ont explosé et les bagages et divers matériaux ont été éjectés. Un incendie s’est tout de suite déclaré du côté gauche. Après l’arrêt, je me suis dirigé vers la porte en tête, impossible à ouvrir. J’ai donc cassé la vitre de la porte avec l’aide d’un passager. Sentant le gaz, j’ai demandé aux quelques voyageurs derrière moi d’évacuer vers une autre plate-forme, ce qu’ils ont fait. Ensuite, j’ai sauté avec un passager par la fenêtre et couru jusqu’au premier téléphone pour arrêter les circulations, ordonner la coupure d’urgence et faire intervenir les secours. (…) Le feu côté droit a augmenté et, étant donné la présence de nombreuses bouteilles de gaz, j’ai évacué vers l’arrière du train. Les bouteilles de gaz ont tout de suite commencé à exploser. Tout est allé très vite, il n’y a pas eu de panique. C’est seulement après que j’ai tremblé, cela aurait pu très mal se terminer… »
Trupin, CIS d’Arras, adjoint au chef de centre « Une situation catastrophique»
« Dès la sortie du CIS on pouvait apercevoir un énorme panache de fumée dense et noire qui s'échappait vers le ciel. Sur les lieux la situation est catastrophique. Nous sommes confrontés à un TER à double niveau bloqué à un passage à niveau. Le train est totalement embrasé sur sa partie locomotive. De nombreuses explosions de bouteilles de gaz projettent des missiles à près de 200 mètres. Puis l’avant de la locomotive explose et des flashs se propagent dans les premiers wagons. Beaucoup d’employés de la zone industrielle sont sortis sur la voie publique et prennent même des photos avec leur téléphone. En réaction immédiate je fais établir un périmètre de sécurité et confiner ces personnes dans leur entreprise. Par contre, ce qui est assez surprenant, aucune victime n’est visible sur les abords du train. A l’arrivée du chef de colonne, je reçois l’ordre de me présenter de l’autre côté du passage à niveau afin de pouvoir sectoriser l’intervention. Ici la situation est tout aussi dangereuse et les projections de bouteilles continuent. A tel point qu’il nous est toujours impossible de pouvoir nous approcher du train. L’ensemble des secours médicaux se présentent de mon côté et je fixe l’emplacement du PMA sur un parking d’un marché à bestiaux tout proche. En poursuivant la reconnaissance je me rends compte que le feu se propage à la société la plus proche de voies ferrées. Celle-ci est une entreprise de couverture et de zinguerie et stocke aussi des bouteilles de butane et d’acétylène... Puis la projection de missiles commence à baisser d’intensité, ce qui me permet de monter à l’intérieur du train à la recherche d’éventuelles victimes. L’équipe du FPT Arras effectue parallèlement la même opération et pénètre à l’intérieur d’un second TER, arrêté en peu plus en amont. Fort heureusement tous les passagers du train avaient été évacués par le conducteur qui a très bien réagi face à cette situation d’urgence. La montée en puissance des moyens a été rapide ; grâce à une attaque des deux côtés, nous avons pu maîtriser les incendies en moins d’une heure. Le rôle du conducteur et du personnel SNCF a été déterminant dans l’évacuation précoce des passagers le long des voies ferrées. S’ils étaient restés à l’intérieur, le bilan aurait pu être très lourd. Au début, lors des explosions, je pensais véritablement qu’on était devant une terrible catastrophe humaine. »
Texte > lt-col Didier Largillière, COS ; lt Samuel Trupin, chef de groupe du CSP Arras Photos > Bertrand Théry, service Communication Sdis 62
C'est en empruntant la ZI est de Saint-Laurent-Blangy que le conducteur d'un poids lourd (PL) transportant 945 bouteilles de butane et de propane reste bloqué, suite à une défaillance mécanique, à hauteur du passage à niveau. Très vite, il alerte la SNCF par le « téléphone de passage à niveau » quand un TER assurant la liaison Lille - Rouen arrive sur les voies. Le conducteur du train actionne immédiatement l'arrêt d'urgence mais ne peut éviter la collision. Un deuxième TER arrivant dans le même sens en gare d'Arras, prévenu, réussit à s’arrêter à moins d’une trentaine de mètres du lieu de l'impact. Le CTA reçoit de nombreux appels et engage le VSAV, le FPT et le chef de groupe d’Arras ainsi que le FPT d’Avion. Les premiers secours se présentent à 17 h 26. Ils sont confrontés à l'embrasement généralisé de la première rame du TER et à de multiples explosions. A 17 h 31, le premier message du chef de groupe fait état de « violentes explosions et multiples effets missiles résultant du Bleve des bouteilles de gaz. Périmètre de sécurité réalisé et évacuation des entreprises adjacentes au passage à niveau ». Le panache de fumées et de flammes est visible à plusieurs kilomètres à la ronde et les bouteilles sont projetées à près de 50 mètres de hauteur sur un rayon d'au moins 100 mètres. Des fragments de bouteilles seront retrouvés à 300 m du lieu de l’impact. A son arrivée, le chef de colonne décide de sectoriser l'intervention en deux zones en envoyant le chef de groupe Arras de l'autre côté du passage à niveau, côté Tilloy-les-Mofflaines, et de poursuivre les reconnaissances sous ARI dans les rames du train non atteintes par le feu. Parallèlement à ces actions, 2 LDV 1000 sont établies pour attaquer le sinistre côté Saint-Laurent-Blangy. Pendant ce temps, les passagers du train ont été évacués par le conducteur du TER et le personnel naviguant (cf. témoignages), et remontent les voies en direction d’une entreprise de caoutchouc. L'information est relayée au Codis et un point de rassemblement des victimes (PRV) est constitué dans cette entreprise qui bénéficie d'un plan répertorié.
Montée en puissance
Les secours sont confrontés à deux interventions du fait de la localisation du sinistre qui empêche toute communication de part et d'autre du passage à niveau. Le chef de site, qui se présente à 17 h 43, puis le colonel de garde prendront le COS au fur et à mesure de la montée en puissance des moyens. Le PC de site est rapidement activé et quatre secteurs sont créés :
• 1 secteur incendie, dénommé « ferroviaire », côté Saint-Laurent-Blangy ayant pour mission de gérer le premier PRV et l'attaque du TER au moyen de 2 LDV 1000 (FPT Arras et Avion) ;
• 1 secteur incendie « Gentil », côté Tilloy-les-Mofflaines, ayant deux missions : stopper la propagation du feu à la société de couverture Gentil, mitoyenne, et l'attaque du PL et du TER du second côté. Les FPT Lens, Liévin et Hénin-Beaumont attaquent le sinistre au moyen de 4 LDV 500 ;
• 1 second PRV situé dans les locaux de la société de caoutchouc (VLSSSM et 1 chef de groupe) ;
• 1 secteur SAP situé sur le parking d'un marché aux bestiaux avec installation d’un PMA du Samu et de la cellule médicale de l’avant du Sdis 62 et activation d'un centre de regroupement des moyens (CRM).
Aucune victime à déplorer
Très vite, les premiers bilans font apparaître qu'aucune victime n'est à déplorer, malgré la violence du sinistre. Le déclenchement rapide des moyens SAP et SSSM par l'activation anticipée du plan interne NOVI (nombreuses victimes), de même que l'arrivée massive d'équipes médicales des Samu 62, 59 et 02 permettent une gestion rapide et efficace des impliqués. Le bilan ne fait état que de personnes choquées, prises en charge par les cellules d'urgences médicaux psychiatriques. A 18 h 29, le feu est circonscrit et les moyens se concentrent sur le refroidissement des bouteilles. Une fois l'incendie maîtrisé, le chef de secteur ferroviaire est affecté à une nouvelle mission : procéder à la désincarcération de l'avant du train dans la recherche éventuelle de victimes. La société Primagaz se met à disposition pour la dépose des bouteilles au moyen d'un véhicule spécialement affrété. Les services techniques de la SNCF sont rapidement à pied d'œuvre pour le remorquage du TER et pour débuter les travaux de réhabilitation des voies. A 19 heures, la cellule de crise de la préfecture est levée et le dispositif est allégé. Dès 21 heures, les moyens SAP sont réintégrés au fur et à mesure du réacheminement des voyageurs par les autocars affrétés par la SNCF. Toute la nuit, un secteur incendie reste activé sous le commandement du chef de colonne qui a pour mission d'assurer la protection de la zone d'intervention jusqu'à la dépose de toutes les bouteilles et de la carcasse du TER.
Cette collision a été des plus spectaculaires par la violence des explosions et la multitude des projections de bouteilles. Fort heureusement, le bilan humain s'avère très léger. Il faut souligner le professionnalisme et le sang-froid des premiers intervenants, efficaces pendant toute l'opération, ainsi que la collaboration des services extérieurs qui se sont greffés aux services de secours le temps de cette intervention.
Moyens engagés
Garde départementale avec activation du PC fixe ; n 9 VSAB, 6 FPT, 1 FSR, 2 VLC, 1 PCM, 5 VL SSSM, 1 CD + MPR, 1 VAR, 1 VSS, 1 CeMA, 1 CeEP.
Témoignages
Patrick Eloy, 46 ans, conducteur SNCF depuis 1982
« (…) J’ai aperçu un obstacle [un camion] devant moi. J’ai tout de suite enclenché la procédure d’urgence. Je suis sorti de la cabine et je me suis rendu dans l’espace voyageurs. J’ai crié : « Planquez-vous, ça va taper ! » et je me suis assis sur le premier siège. Après l’impact avec le camion le train a continué sa route pendant quelques secondes. Les vitres ont explosé et les bagages et divers matériaux ont été éjectés. Un incendie s’est tout de suite déclaré du côté gauche. Après l’arrêt, je me suis dirigé vers la porte en tête, impossible à ouvrir. J’ai donc cassé la vitre de la porte avec l’aide d’un passager. Sentant le gaz, j’ai demandé aux quelques voyageurs derrière moi d’évacuer vers une autre plate-forme, ce qu’ils ont fait. Ensuite, j’ai sauté avec un passager par la fenêtre et couru jusqu’au premier téléphone pour arrêter les circulations, ordonner la coupure d’urgence et faire intervenir les secours. (…) Le feu côté droit a augmenté et, étant donné la présence de nombreuses bouteilles de gaz, j’ai évacué vers l’arrière du train. Les bouteilles de gaz ont tout de suite commencé à exploser. Tout est allé très vite, il n’y a pas eu de panique. C’est seulement après que j’ai tremblé, cela aurait pu très mal se terminer… »
Trupin, CIS d’Arras, adjoint au chef de centre « Une situation catastrophique»
« Dès la sortie du CIS on pouvait apercevoir un énorme panache de fumée dense et noire qui s'échappait vers le ciel. Sur les lieux la situation est catastrophique. Nous sommes confrontés à un TER à double niveau bloqué à un passage à niveau. Le train est totalement embrasé sur sa partie locomotive. De nombreuses explosions de bouteilles de gaz projettent des missiles à près de 200 mètres. Puis l’avant de la locomotive explose et des flashs se propagent dans les premiers wagons. Beaucoup d’employés de la zone industrielle sont sortis sur la voie publique et prennent même des photos avec leur téléphone. En réaction immédiate je fais établir un périmètre de sécurité et confiner ces personnes dans leur entreprise. Par contre, ce qui est assez surprenant, aucune victime n’est visible sur les abords du train. A l’arrivée du chef de colonne, je reçois l’ordre de me présenter de l’autre côté du passage à niveau afin de pouvoir sectoriser l’intervention. Ici la situation est tout aussi dangereuse et les projections de bouteilles continuent. A tel point qu’il nous est toujours impossible de pouvoir nous approcher du train. L’ensemble des secours médicaux se présentent de mon côté et je fixe l’emplacement du PMA sur un parking d’un marché à bestiaux tout proche. En poursuivant la reconnaissance je me rends compte que le feu se propage à la société la plus proche de voies ferrées. Celle-ci est une entreprise de couverture et de zinguerie et stocke aussi des bouteilles de butane et d’acétylène... Puis la projection de missiles commence à baisser d’intensité, ce qui me permet de monter à l’intérieur du train à la recherche d’éventuelles victimes. L’équipe du FPT Arras effectue parallèlement la même opération et pénètre à l’intérieur d’un second TER, arrêté en peu plus en amont. Fort heureusement tous les passagers du train avaient été évacués par le conducteur qui a très bien réagi face à cette situation d’urgence. La montée en puissance des moyens a été rapide ; grâce à une attaque des deux côtés, nous avons pu maîtriser les incendies en moins d’une heure. Le rôle du conducteur et du personnel SNCF a été déterminant dans l’évacuation précoce des passagers le long des voies ferrées. S’ils étaient restés à l’intérieur, le bilan aurait pu être très lourd. Au début, lors des explosions, je pensais véritablement qu’on était devant une terrible catastrophe humaine. »
Re: Collision train - poids lourd
Hé bé...
3 activités... 1 passion !!! Sauver des vies...
http://CellulePhotos.skyblog.com
http://Ambu-14.skyrock.com
http://CRFLisieux14
Mon profil Secteur18
http://CellulePhotos.skyblog.com
http://Ambu-14.skyrock.com
http://CRFLisieux14
Mon profil Secteur18

Tiger-Boulx



- Messages : 4737
Inscrit le : 27 Fév 2006
Age : 26
Localisation (ville, dépt &amp : Lisieux - Calvados (14) - France
Métier du Secours (métier, grade, statut, etc...) : SPV (C/C - 77) CRF (Chef d'Intervention & Directeur Local Adjoint - 14) Auxiliaire-Ambulancier de nu
En savoir plus sur moi...
Points PP: Fondateur










